YOGA  TAICHI 91

Alliance harmonieuse du Taichi chuan , du Qiqong , du  Yoga et de la Méditation

 

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YOGA TAICHI 91

Christian RASOTTO

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Le Bagua Zhang

Le Bagua Zhang, ou « Paume des Huit Trigrammes » est l’un des trois arts martiaux internes les plus connus, au même titre que le Taichi chuan et le Xing Yi Quan.

Ses fondements puisent leurs préceptes du Yi Jing, « Le Livre des Mutations », traité divinatoire considéré d’après Confucius comme appartenant au corpus des classiques de la littérature chinoise.


Le Bagua Zhang, la boxe des huit trigrammes


Le Ba gua zhang ou « paume des huit trigrammes » est l’un des styles traditionnels des arts martiaux chinois internes. Le terme Zhang signifie « paume de la main », ce qui renvoie aux caractéristiques originelles du style qui utilise de nombreuses techniques d’attaque avec la main ouverte. Les Ba Gua sont les huit trigrammes qui servent à la constitution des 64 hexagrammes du Yi Jing (ou Yi King, Le livre des mutations). Ce livre qui fait partie des 5 classiques de la culture antique, a pris une grande importance dans le Taoïsme auquel le style se rattache. C’est donc par référence à cette oeuvre que la seconde génération de pratiquants a forgé le nom de Ba Gua Zhang, et seulement à partir de la troisième que des intellectuels ont tenté des rapprochements hasardeux avec ces subtiles théories. Le fondateur Dong Hai Chuan avait commencé par des préoccupations bien plus pragmatiques.

bagua zhang

Une création en un tour de main Dong Hai Chuan, dit "Le subtil"

Le style fondé par Dong Hai Chuan se caractérise par des déplacements circulaires qui tirent leur origine d’une pratique Taoïste, la marche en cercle. Certains taoïstes avaient l’habitude de marcher de cette façon, en liant la précision de la posture, la tranquillité de l’esprit et le relâchement des mouvements.

Dong Hai Chuan (1797 – 1882), pratiquant de Kung Fu, né au Hebei (à Zhu Gia Wu), a appris cette méthode auprès d’un moine taoïste. Dong Hai Chuan était déjà réputé pour sa force et son caractère abrupt. Il était connu pour s’entraîner à frapper sur des arbres et on raconte même qu’il était capable d’assommer un boeuf. Il est donc le père de ce style, pour avoir combiné la marche en cercle avec des techniques d’attaques, de parades et d’esquives. Le nouveau style est ainsi basé sur la mobilité circulaire et la capacité d’enchaîner positions et techniques tout en restant en perpétuel mouvement. Lorsqu’il s’implanta à Beijing, Dong Hai Chuan enseigna seulement à des pratiquants expérimentés. Son système reposait principalement sur trois enchaînements alliant les déplacements en cercle et les changements de paumes intérieurs et extérieurs. Il eût de nombreux élèves dont certains devinrent célèbres (Yin Fu, Shi Jidong, Cheng Tinghua, Liu Baozhen…) mais les meilleurs dans le style furent Maître Yin Fu et Maître Cheng Ting Hua.
Evolution du Ba Gua Zhang entre dilatation, contraction et dissolution…
Les deux branches principales du Ba gua zhang furent développées par Yin Fu et par Cheng Ting Hua (1849 – 1900). Même si leurs principes et leurs méthodes étaient communes au départ, après des années de pratique et d’enseignement, selon la loi du genre, les styles se différencièrent.

bagua zhang


Maître Cheng venait du comté de Shen dans le Hebei. A l’âge de vingt-huit ans il commença à suivre assidument l’enseignement de Dong et parvint à saisir l’essence du Ba gua zhang. Réputé très grand et très fort, il avait dans ses premières années pratiqué le style Shaolin et le Shuaijiao (la lutte chinoise). Ceci influença sa pratique car il ajouta des techniques de projections et allongea les pas, donnant l’impression d’un pas glissé. Cela contraste avec le style Yin où les pas petits et vifs gardent l’apparence d’un pas naturel, alors que la position du bassin est particulière. Avec ses pas plus amples le style Cheng utilise beaucoup les techniques des « jambes cachées » ; ces petits coups de pieds, crochetages, balayages et écrasements qui visent les orteils, chevilles, talons et genoux de l’adversaire. Maître Cheng eût de nombreux élèves dont certains pratiquaient aussi d’autres styles, mais tous furent reconnus dans la communauté des arts martiaux et contribuèrent au développement du style Cheng de Ba gua zhang.
A l’origine, il n’y avait que trois enchaînements dans le style que Cheng Ting hua enseigna à tous ses élèves avant sa mort tragique en 1900, lors de la révolte des Boxers (après avoir rectifié une dizaine de soldats allemands qui essayaient de piller son magasin). Ni le style Yin, ni le style Shi Jidong ne possédaient ces trois formes anciennes au départ, mais on les retrouve aujourd’hui dans d’autres branches du Ba gua zhang. De même, après 1949, de nombreux pratiquants du style Cheng commencèrent à ajouter des mouvements et créèrent ainsi de nouveaux enchaînements. Maintenant toutes les branches provenant de l’enseignement traditionnel de Cheng Ting Hua pratiquent les huit paumes et d’autres techniques.

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La grande forme du Ba gua zhang style Cheng, Youshen Lianhuan Zhang fut créée dans la période moderne des arts martiaux chinois (après 1950), surtout pour les démonstrations. Ses variantes rapides et souples utilisées en compétition ont presque tout perdu du travail interne. En modifiant le pas, donc la position du bassin et de la colonne, elles ne permettent plus l’acquisition de la force, le style devient vide.
Quelques caractéristiques en combat
La pratique du Ba gua zhang et surtout le déplacement circulaire renforce la santé du pratiquant en consolidant ses muscles, articulations et organes. C’est un travail physique intense qui devient progressivement énergétique à mesure que le haut du corps, dans les positions immobiles, puisse se relâcher. Seul ce travail permet d’obtenir la force dans tout le corps qui est nécessaire en combat. D’autant plus que le Ba gua zhang donne une place prépondérante à l’usage de la main dans le combat, dont tous les côtés sont utilisés (paume, dos, tranchants, bout des doigts).
La stratégie du Ba gua zhang réside essentiellement dans l’esquive et la contre-attaque. Les changements de direction permettent d’utiliser la force circulaire due à la rotation du corps pour la contre-attaque. Enfin, esquives et ripostes se succèdent continuellement, venant sans arrêt des huit directions et ne laissant aucun répit à l’adversaire que l’on tente de désorienter par des changements d’attitude, de direction et de rythme. La finalité technique de ce style est de transformer aussi bien les grands cercles du déplacement que les mouvements de rotation du corps en des méthodes d’attaque et de défense qui s’enroulent autour de l’axe de son adversaire.
La tradition résume tout cela en disant :
« Se déplacer comme un dragon,
tourner comme un singe,
changer de posture comme un aigle. »

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