YOGA  TAICHI 91

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YOGA TAICHI 91

Christian RASOTTO

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Le Temple Shaolin

Le Monastère Shaolin ou Temple Shaolin (少林寺; pinyin : Shàolín Sì) est un temple bouddhiste Chan situé sur le Mont Song dans la province du Henan (Chine).

Fondé au Ve siècle, le monastère est depuis longtemps célèbre pour son association avec les arts martiaux chinois, et particulièrement avec le Kung-fu Shaolin.

Pour le monde occidental, il est peut-être le monastère bouddhiste le plus connu.

Le monastère est dirigé par l'abbé Shi Yongxin. L'enseignement martial des moines est dirigé par l'abbé Shi De Li.

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Origine du Nom Shaolin

Le terme Shaolin est formé de 少 (shào, « jeune »), se réfère à shàoshi, nom de l'une des montagnes du massif du Mont Song, et de 林 (lín, « forêt »). Avec 寺 (sì, « monastère, temple »), la traduction littérale de 少林寺 serait donc : « monastère/temple de la forêt du Mont Shaoshi ».

Certains auteurs traduisent parfois Shaolin, de manière littérale, par « jeune forêt ».

Histoire du Monastère Shaloin

L'histoire du monastère, ses implications politiques et militaires, et son rôle majeur dans l'émergence des arts martiaux actuels sont rattachés à de nombreuses légendes forgées au fil des siècles. Transmises par d'anciens manuscrits, ces légendes demeurent encore très vivaces dans la culture des pratiquants d'arts martiaux, malgré les études historiques et découvertes archéologiques contemporaines.

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Fondation du Monastère


Le Monastère Shaolin fut édifié à la fin du Ve siècle, en l'honneur du moine indien Batuo qui prêchait en Chine depuis 464 le bouddhisme theravāda[1] et devint le premier patriarche du monastère. En l'an 477, selon Les Biographies des moines éminents (645) de Daoxuan, qui localise ce temple sur la face Nord du Shaoshi et attribue à l'Empereur Xiaowendi l'origine de sa construction. Le Registre des monastères bouddhistes du Luoyang (547) de Yang Xuanzhi, et le Ming Yotonhzhi (1461) de Li Xian confirment cette localisation et attribution. Mais c'est l'année 497 qui est retenue dans le Jiaqing Chongxiu Yitongzhi (1843).


Bouddhisme Chan et Arts Martiaux

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D'après la légende, le moine indien Bodhidharma (?-536?) arriva au monastère et développa l'enseignement du bouddhisme Chan, ainsi qu'une pratique martiale par les moines (Shaolin quan) pour les aider à se défendre des animaux et brigands.


Les recherche académiques critiquent cette légende dès le XVIIIème siècle. L'existence historique d'un missionnaire indien ou persan venu en Chine vers 480, qui propagea l'enseignement bouddhiste dans la région Luoyang jusqu'en 520 est généralement acceptée.

Néanmoins la plupart des historiens considèrent que l'attribution de Bodhidharma comme fondateur Chan est fausse[2], et les premières mentions de cette attribution dans des documents sont postérieures au XIe siècle.


« A travers un processus prolongé et dynamique de développement et échange, le bouddhisme intégra à ses doctrines des concepts du confucianisme et du taoïsme, et se transforma finalement en une nouvelle orthodoxie connue comme Chan. »

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De même les historiens datent du XVIIe siècle la légende rattachant Boddhidharma à la création des arts martiaux Shaolin. Les premières mentions de pratiques physiques à Shaolin (qigong) apparaissent en effet dans des passages du Yì Jīn Jīng (prétendu daté du VIIe), dont l'authenticité est mise en doute par les historiens, qui l'estiment postérieur au XVIIe. De plus, la tradition, qui rattache à Shaolin l'invention des premières techniques martiales chinoises, est réfutée par des textes antérieurs à la création du monastère (voir l'histoire des arts martiaux chinois).

Une pratique martiale ou guerrière par les moines est néanmoins attestée dès la dynastie Tang, sans que soient attestées des techniques de combat spécifiques à Shaolin[4]. Les moines participèrent notamment vers 610 à une défense du monastère contre des bandits, et en 621 à la Bataille de Hulao qui marqua la défaite de Wang Shichong. Ces évènements sont attesté par les inscriptions d'une stèle funéraire datant de 728[4]. En récompense, l'empereur Tang fit plus tard agrandir le monastère et autorisa les moines à débuter une carrière militaire.

1641 - 1644, les Mandchous attaquent la Chine protégée en partie par les moines du Shaolin. Ils pillent et détruisent le monastère ; ils tuent des moines au combat, et prennent les survivants. La dynastie Ming passe à la dynastie Qing. L'art Shaolin est exporté en orient par 5 moines rescapés, « les Cinq Anciens » : Ng Mui, Jee Shin Shim Shee, Fung Doe Duk, Miu Hin, Bak Mei.

Histoire moderne


1800, le monastère est rebâti, sans avoir quitté la Chine.


1928, le général Shi Yousan brûle le monastère pendant 40 jours, ce qui détruit 90 % des constructions dont les manuscrits de la bibliothèque.


1966, la Garde rouge (révolution culturelle) attaque le monastère, et emprisonne les moines après les avoir humiliés en public. Le gouvernement purge les murs bouddhistes et les laisse stériles pendant des années.



1972 - 1980 Des groupes d'arts martiaux du monde entier font des dons pour restaurer le monastère (des sculptures à l'entrée y sont dédiées). 1976, le film Le Temple de Shaolin s'inspire de l'attaque des Mandchous.


1981, le monastère rouvre officiellement. Une démonstration de Kung fu Shaolin y a lieu. En quelques années, le style Shaolin Quan est reconstitué (depuis des : Illustrations, gymnastiques, Kung fu sportif).


A partir de cette date, le monastère gagne une popularité planétaire grâce aux démonstrations d'une grande perfection technique. Pour éviter que l'art Shaolin ne soit mal copié, le monastère enseigne dans les écoles environnantes.


Des démonstrations martiales sont organisées par les moines à travers le monde (première tournée aux USA en 1996).

Tous les deux ans, un « festival Shaolin » (démonstrations martiales, danses, concerts, etc) est organisé en Chine par le gouvernement, afin de promouvoir la culture chinoise et d'encourager les investissements économiques en Chine. [5]

2004, le monastère accueille 2 millions de visiteurs.

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Shaolin du Sud


Il existerait aussi un légendaire Monastère Shaolin du Sud (南少林寺), situé au Sud de la Chine, et détruit sous la dynastie Qing. L'historicité de son existence, son affiliation prétendue avec Shaolin, et sa localisation exacte sont sujets de controverses.


« Sans doute, le temple des monts Shaoshi ne fut-il pas le seul dans ce cas, des dizaines de monastères arguèrent du droit d'asile pour accueillir des loyalistes Ming qui avaient leur sympathie. Ils ne furent pas aussi actifs que le Shaolin, mais le fait de trouver mention d'une demi-douzaine de Shaolin à des endroits très différents du pays ne nous incite-t-il pas à supposer qu'en raison des circonstances d'autres monastères suivirent soudain la même vocation guerrière que leur modèle du Henan ? » Habersetzer

A ce monastère (ou ces monastères) est associé l'évolution et la pratique d'un style martial, le Nanshaolin Quan qui est prétendu à l'origine de nombreux arts martiaux du Sud de la Chine (nanquan).


Depuis une dizaine d'années, les découvertes de ruines d'anciens temples bouddhistes détruits ont désigné plusieurs localisations possibles de ce temple, bien qu'aucun élément archéologique ne permette de prouver une filiation de ces temples avec Shaolin.


Les autorités locales et nationales désignent néanmoins ces lieux comme des monastères Shaolin du Sud, et ont œuvré à leur restauration ou à la construction de répliques, ainsi qu'à l'émergence d'une pratique du bouddhisme et du kung-fu Shaolin, afin de promouvoir la culture chinoise et le tourisme.

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